Roscoff est une petite ville maritime de 3 800 habitants, renommée pour la douceur de son climat et l’excellence de ses terres. Grâce à sa côte sablonneuse et parsemée de récifs, Roscoff est une ville qui conserve un attrait certain tout au long de l’année et où il fait bon vivre. Centre balnéaire fréquenté en période estivale, c’est aussi un centre héliomarin important où l’on soigne les rhumatismes par l’eau de mer.
Roscoff est aussi un port qui a bénéficié de l’entrée de la Grande Bretagne dans la communauté européenne. La tradition des « Johnies » bretons exportateurs d’oignons vers l’Angleterre est ancienne et l’aménagement
d’un port en eau profonde a stimulé le commerce des primeurs, tandis que simultanément la création d’une liaison par « car-ferries » avec Plymouth faisait de Roscoff un site d’accueil touristique. Les pêcheurs pratiquent principalement la pêche au homard et à la langouste.
L’histoire de Roscoff est celle d’un port d’où partit en 1404 jean de Penhouët, amiral de Bretagne, pour aller combattre la flotte anglaise qu’il rencontra et vaincu au cap Saint-Mathieu, près de Brest. Lorsqu’en 1548, Marie Stuart, âgée de cinq ans, y débarqua, venant d’Ecosse pour être fiancée au Dauphin de France, déjà beaucoup de maisons en lourd appareil de granit témoignaient de la fortune des armateurs locaux. Le 10 octobre 1746, le prétendant du trône d’Angleterre Charles-Edouard Stuart, vaincu à Culloden, fut débarqué à Roscoff par un corsaire de Saint-Malo qui le sauva de la poursuite de deux vaisseaux ennemis. Sous le premier empire, Roscoff était encore célèbre comme relâche de corsaires.
Ce n’est qu’en 1790 que le port se sépara de Saint-Pol-de-Léon pour s’ériger en commune. En 1828, débute l'histoire des Johnnies, des roscovites partis vendre leurs oignons rosés en Angleterre. Ils ont été surnommés ainsi car, à cette époque, ils emmenaient avec eux leurs enfants, âgés d'une dizaine d'années et petits par la taille. Les Anglais les ont ainsi appelés les « petits jean » (Yann en Breton, prénom très usuel), qui se dit « Johnnies » en anglais. À partir des années 1870, la ville se construit et s'améliore. En 1872, est créé le laboratoire de la station biologique, suivi en 1899, par la création de l'institut marin du Docteur Bagot, l'institut RockRoum, premier établissement de thalassothérapie en Europe. En 1883, la voie ferrée Morlaix-Roscoff est enfin achevée, facilitant ainsi le transport des malades. En 1972, a lieu la première liaison car-ferry avec l'Angleterre, au port du Bloscon.
Plus d'informations sur http://www.tourismeroscoff.com

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